
Les anciens de Cerdagne se souviennent tous du goût du beurre de Cimelait. Si la petite coopérative laitière a vu le jour il y a plus de 50 ans, elle connaît un nouveau souffle depuis une dizaine d’années, portée par l’engagement de ses différents membres.
« Les producteurs ont voulu reprendre la main face à la crise laitière, raconte Tiphaine Feray, responsable de l’atelier installé à Err. En 2016, le choix a été fait de se spécialiser dans la confection de yaourts fermiers. Nous proposons aujourd’hui des produits de qualité, avec du lait de vaches élevées dans nos montagnes qui garantit à nos éleveurs une rémunération juste. »

Ici la qualité est une affaire d’équipe. Du producteur au consommateur, tout le monde y trouve son compte. Les huit éleveurs membres de la coopérative passent à l’atelier au moins une fois par semaine et échangent régulièrement sur les points à améliorer. Car la transformation laitière s’avère étonnamment complexe. « J’adore tout ce que l’on peut faire avec les produits laitiers ! On travaille avec du vivant. Un bon yaourt, c’est du bon lait, des petites bactéries et des petites moisissures. Tout est ensuite une question de dosage et de savoir-faire »
Que représente pour vous le Salon international de l’Agriculture ?
Ça sera la première fois que Cimelait sera présent physiquement au salon. Nous présentons depuis longtemps nos produits au concours général agricole. A chaque édition nous avons ramené un ou plusieurs prix. Je n’y vais pas tant pour l’aspect commercial mais surtout pour mettre en valeur un territoire et le savoir-faire de nos producteurs. Je veux montrer que l’on peut faire de bons produits dans les Pyrénées-Orientales, même si nous ne sommes pas une grande structure.












