
De la farine, des œufs, un glaçage au sucre et quelques notes de citron… Vous n’en saurez pas plus. Dans le village d’Amélie-les-Bains, la Maison Pi-Roué conserve précieusement les secrets de la rousquille catalane. Une recette ancestrale transmise de générations en générations depuis la création de la pâtisserie en 1880.
Melinda est aujourd’hui la cinquième représentante de la famille Pi-Roué. « Je n’avais pas grand-chose à voir avec la pâtisserie » confie-t-elle. Pourtant, à six ans, Melinda s’occupait de ranger les paniers dans l’atelier. A dix ans, elle passait ses journées dans la boutique. Et puis un jour, sa mère a eu besoin d’aide. « J’ai décidé de continuer ce que ma famille a créé pour faire perdurer notre savoir-faire. » Aujourd’hui, c’est aux côtés de sa sœur Marianne qu’elle travaille, entre chamailleries et rigueur du geste. « Notre mère nous a tout appris. Il fallait faire le geste comme elle le faisait elle. C’est pareil pour les recettes, tout est à l’identique depuis plus d’un siècle ».

Que représente pour vous le Salon international de l’Agriculture ?
Nous n’avons jamais participé à un évènement aussi gros. Il va d’abord falloir se préparer. Nous proposons trois types de pâtisseries, c’est du frais et ça va nous demander une certaine organisation. Forcément c’est un peu de pression mais c’est surtout l’opportunité de faire reconnaître le travail de mes anciens. Ce sont leurs produits, leur savoir-faire qui montent à Paris. »












