Clocher de VERNET LES BAINS

Clochers

Place de l'Entente Cordiale
66222 VERNET LES BAINS

Eglise paroissiale Saint Saturnin ou Sainte Marie de Vernet ou del Puig.

Situation Dans la partie médiévale du haut Vernet

Clocher tour

Eglise du XII° siècle, et clocher postérieur.

Roman

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Historique

Le lieu de Vernet est mentionné pour la première fois en 1176.

L’église qui présente les caractéristiques du XII° siècle, n’est mentionnée qu’en 1217.

L’église paroissiale Saint Saturnin est en fait l’église du château, qui remplaça un autre édifice détruit par les inondations de 1710.

Description

Il s’agit d’un édifice à grande nef rectangulaire voûtée en berceau brisé, terminée par une abside semi-circulaire à l’est. Des chapelles latérales ont été ajoutées de chaque côté de la nef plus tardivement.

L’édifice est appareillé en carreaux de granite dorés bien taillés et polis, y compris pour le clocher. Pour d’autres parties plus récentes, on rencontre un appareil de pierres grossières et maladroitement jointées au mortier.

L’édifice est couvert d’un toit à deux pentes en schiste. On y accède par une porte située au sud.

Le clocher tour se tient à l’ouest, il est de plan rectangulaire et assez étroit. Il est percé dans sa partie inférieure de deux baies en plein cintre dans toute son épaisseur. Ces baies sont surmontées sur chaque face d’un cadran d’horloge. La partie supérieure plus étroite est percée sur chaque face d’une baie en plein cintre. C’est dans cette partie que son placées deux cloches. Le clocher est couvert d’un petit toit à deux pentes en tuiles canal.

Les cloches

La première cloche est située dans la baie est du clocher, c’est la cloche des quarts (hauteur : 65 cm ; diam. : 73 cm ; épaisseur : 5, 5 cm ; note : Fa dièse).

Elle porte la date de 1758, et elle fut fondue par Nabarra et Caula, fondeurs roussillonnais. Elle porte en médaillons, une Vierge à l’enfant, un évêque et Saint Saturnin, une croix à degrés, et de part et d’autre, deux lézards moulés affrontés, elle est datée par moitié de part et d’autre de la croix, et fonctionne par frappe extérieure électrique. Elle porte l’inscription en capitales romaines :

" Sit nomen benedictum amen. Son estats padrins lo sr Marti Maury i la sa Catarina Brusi. Essent RR lo reverent Geroni Saura. Consuls Antoni Iampi i Esteva Capella. Liquel Sicart i Marti Osadia. Nabarra i Caula me fecerunt 1758 ".

La deuxième cloche se trouve dans la baie nord du clocher (hauteur : 30 cm ; diam. : 32 cm ; épais. : 2, 5 cm ; note : Si). Elle datée de 1842, elle est l'oeuvre du fondeur Raimond Cribailler à Perpignan. Cette cloche fonctionne par frappe extérieure électrique. Elle est ornée d’une croix, d’un calice et hostie, des instruments de la Passion, d’un évêque et Saint Saturnin. Elle porte l’inscription :

" Sit nomen domini benedictum. Sante Saturnine ora pro nobis. Fait par Raimond Cribailler frères à Perpignan l’an 1842 ".

La troisième cloche se situe dans la baie ouest, c’est la cloche des heures de l’horloge (hauteur : 72 cm ; diam. : 80 cm ; épais. : 4,8 cm ; note : Sol). Elle fonctionne par frappe extérieure électrique, les inscriptions gothiques ainsi que le sceau du fondeur sont illisibles.

La quatrième cloche est placée dans la baie sud (hauteur : 35 cm ; diam. : 37 cm ; épais. : 2,8 cm ; note : Sol). Elle fonctionne par frappe intérieure. Elle est ornée d’une Vierge à l’enfant, de Saint-Michel terrassant le dragon, des armes de France, du sceau du fondeur (JF), pouvant être attribué à Jean Faver, fondeur à Perpignan en 1499. Elle porte l’inscription en minuscules gothiques :

" Vox mea cantorum teror sit demoniorum ", précèdée de IHS et d’une croix à degrés.

A l’avant dernier étage du clocher, se trouve un mouvement d’horloge (longueur : 1,16 m ; largeur : 0,21 m). Il est constitué de rouages en bronze sur bâti en fonte. Il est l’œuvre d’Ungerer frères, à Strasbourg, date de l’année 1934, et porte le numéro 5676.

L’église conserve une cuve baptismale, une inscription du XIV° siècle, une colonne du XIII° siècle, des stalles du XV° siècle, un prédelle vers 1500, un bras reliquaire (XIV° siècle).

Le 53 J mentionne en plus, des trésors d’orfèvrerie.

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