Clocher de SERRALONGUE

Clochers

2 r Abdon Poggi
66230 SERRALONGUE

Eglise paroissiale Notre Dame de l’Assomption

Situation

Au sommet du village sur la partie élevée côté sud.

Clocher tour

Eglise du XII° siècle.
Clocher mur du XII° siècle, remanié en clocher tour postérieurement (XVII° siècle ?).

Roman / Baroque

 

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Historique

Le lieu de Serralongue est documenté dès l’année 866 dans un acte de vente.

L’église primitive Sainte Marie de Serrallonga a été construite en 1018, comme l’indique l’inscription tardive figurant sur le linteau de la porte d’entrée. Toutefois, l’édifice actuel date, lui, du XII° siècle.

Cet édifice fut classé MH, le 13 octobre 1948.

Description

Il s’agit d’un édifice à nef unique voûté d’un berceau brisé, bordée de quatre chapelles latérales au XVII° siècle (1681 et 1682), et terminé par un chevet semi-circulaire à l’est.

A l’intérieur de l’édifice, on note un décrochement d’un mètre entre l’abside et la nef. Le mur triomphal domine bien l’abside. Un bandeau court à la naissance des voûtes, contournant les fenêtres et l’arc de la deuxième chapelle nord.

L’église est éclairée par une baie axiale à l’abside, deux baies étroites et en plein cintre aux murs sud et ouest.

On accède à l’édifice au sud par un portail à cinq voussures retombant sur autant de piédroits, le tout appareillé sans décoration figurative. L’archivolte s’orne d’un boudin et d’une frise en damier sur deux rangs, le tympan est muet. Son linteau porte l’inscription :

" Basilica construca anno ae saltis MXVIII° ".

Le verrou de la porte est signé (gravé au burin, à la suite d’une croix répétée trois fois) du forgeron Bernard : " Bernardus Faber Velim ma fecit ", et selon Bonnefoy, il pourrait remonter au XII° siècle, comme les pentures (C - XIII° siècle).

Devant le seuil se trouve une meule, et à gauche du portail un cadran solaire.

Tout autour de l’édifice, sous la toiture court un bandeau ça et là, décoré d’une boule. La base des murs est taluté sur le pourtour de l’édifice.

A l’ouest, au-dessous du niveau de la toiture, on suit une reprise dans la partie du clocher, puisque sont conjugués un vestige de clocher mur d’origine, et un clocher carré rajouté, au sud-ouest.

Le clocher qui, de clocher mur est devenu un clocher tour, donne abri à 4 cloches (deux de 1701 par le fondeur Jean Faure, 1785 et 1875). Il possède des ouvertures en arcs plein cintre, et un sommet crénelé. Le clocher est couvert d’un toit pyramidal à quatre pentes en tuiles canal, surmonté d’une girouette.

L’édifice est composé d’un bel appareil de granite en pierres de taille de grandes dimensions, disposées en lits réguliers.

L’intérieur de l’église est badigeonné de blanc.

L’église conserve des pentures (XIII° siècle, C) et le verrou de la porte, un retable du maître autel (1713), deux statues de Saints (XVIII° siècle), une roue à clochettes (XVIII° siècle), un bénitier en marbre rose (1735 selon Cazes, romane pour le guide bleu !), deux sarcophages de marbre (1269 et 1312), des dalles funéraires (1589, 1748, 1766), une croix processionnelle (XVII° siècle), une autre croix (XVIII° siècle), un ostensoir (1745).

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