Clocher de SAINT HIPPOLYTE

Clochers

1 rue Paul Riquet
66510 SAINT HIPPOLYTE

Eglise paroissiale Saint Michel

Situation : Au centre du bourg, face à l’ancien château fortifié.

Clocher tour.

Eglise d’origine romane, entièrement reconstruite au XIX° siècle. Clocher du XIX° siècle.

Moderne

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Horaires d'ouverture Ouverte de 8h à 12h tous les jours

 

Historique

Cette église paroissiale citée pour le première fois en 941 sous l’invocation de Saint Hippolyte appartenait aux Templiers (elle resta une de leurs possessions jusqu’en 1312).

Ce n’est qu’au XIV° siècle qu’elle fut dédicacée à Saint Michel.

On ne possède pas de documents écrits sur son évolution architecturale, et de plus elle fut entièrement reconstruite à partir de 1847.

Description

L’église originelle était constituée d’un vaisseau de quatre travées et d’un collatéral plus étroit, étayé par des contreforts.

La première travée du collatéral sud était occupée par une pièce carrée, constituant la base du clocher.

En 1646, le village a été incendié lors des guerres, l’église a été reconstruite à cette époque et agrandie. Un collatéral fut rajoutée au nord symétrique à celui du sud. A cette occasion une cloche a été offerte à l’église, grâce à l’aide de la famille Pi.

En 1882, l’église fut entièrement reconstruite après la destruction de l’édifice antérieur. Il reste cependant des vestiges de murs et une partie de l’élévation dont la base du clocher, couverte en berceau.

L’édifice actuel résulte de la transformation de l’église romane en néogothique, elle possède les caractères régionaux de l’architecture roussillonnaise.

La nouvelle église déborde largement de la deuxième, dans le sens de la longueur. Son vaisseau couvert en voûtes d’ogives, est rectangulaire et la nef centrale composée de cinq travées, est terminée par une abside polygonale à trois pans. Des chapelles latérales couvertes en voûtes d’ogives sont séparées par des contreforts.

On accède à l’église actuelle par un narthex pourvu de deux entrées à l’ouest et au sud, appareillées en pierres de taille.

Le clocher occupe l’angle sud ouest. Au centre de cette façade ouest, court une corniche en briques qui s’élargit à la base du clocher. Trois larges oculi ajourent cette façade.

Le clocher prend la forme d’une tour octogonale dont la base est engagée dans des constructions. Au-dessus du premier étage, une série de trompes permet de passer du plan carré au plan octogonal. Les fenêtres appareillées en briques et en arcs brisés se répartissent sur deux étages, elles sont en partie aveugles, tout comme les oculi, dont certains contiennent un cadran d’horloge. Les différents étages sont séparés par un cordon chargé de modillons. Au-dessus de la terrasse, se dressent des petites tourelles qui encerclent la cage en fer, soutenant les cloches.

L’édifice bien que très recrépi, est appareillé d’un blocage de petits moellons mélangés à des briques et disposés en arases régulières. La brique dans cet édifice est conçue comme un élément de décoration. Il est couvert de tuiles canal.

L’église conserve au revers du portail d’entrée trois plans schématiques donnant les trois étapes de construction de l’édifice. Elle conserve également une borne milliére dédicacée à l’empereur Constantin qui servait de chapiteau. Elle est actuellement déposée dans le porche de l’église, et proviendrait de la voie domitienne.

L’édifice contient un bas relief en marbre du XIV° siècle, relatif à la sépulture du prêtre Gausbert Isembert descendant de Bernard Isembert, coseigneur de Saint Hippolyte en 1075 (MH), une cuve baptismale, une peinture de Poussin du XVII° siècle (La Confirmation), des statues et toiles des XVII° et XVIII° siècles, le martyre de Saint Hippolyte sur le fronton du portail, un orgue (début XX° siècle), un cadran solaire.

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