Clocher de RIVESALTES

Clochers

Hôtel de ville

66600 RIVESALTES

Eglise paroissiale Saint André (à l’origine Sainte Marie)

Situation : Au cœur de la vieille agglomération.

Clocher tour et clocheton arcade.

Eglise d’origine romane, entièrement reconstruite au XVII° siècle. Clocher des XVIII° et XIX° siècles.

Baroque / Moderne

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Horaires d'ouverture Ouverte tous les jours sauf le lundi de 15h à18h

Historique

Une première église est mentionnée en 1092, sur le testament de Bernard Austen qui cède à son neveu Gaubel Raimun, un alleu de terre près de l’église Sainte Marie.

Cette église fut démolie au XVII° siècle, et sur son emplacement dès 1657, commencèrent les travaux de la nouvelle église dédiée à Saint André. En 1663, les chapelles furent construites. Ces travaux furent terminés en 1669, le maître d’œuvre était Mestre Pere Angel Thomas.

Entre 1660 et 1684, fut crée une imposition pour continuer la construction de l’église.

Le clocher lui, fut terminé en 1709. Il fut démoli en partie en 1744, et reçut en 1827 ses quatre tourelles d’angle.

Description

Il ne reste plus rien de l’église romane qui fut détruite pour construire l’église actuelle au XVII° siècle, dans la tradition gothique.

Il s’agit d’un édifice à nef unique, composé de cinq travées, terminé par un chevet plat.

Le vaisseau couvert en croisées d’ogives, est bordé de chaque côté par cinq chapelles latérales logées entre des contreforts et couvertes en arcs brisées, plus une sacristie au sud.

On accède à l’édifice au sud par une porte en arc plein cintre, appareillée en blocs de marbre local, et surmontée d’une niche.

La porte actuelle en arc brisé, appareillée elle aussi en marbre local, porte la date de 1672.

Sur la nef, la ligne de faîte est soulignée par un étroit passage de pierres, longeant au niveau de la deuxième travée, côté sud, un clocheton percé d’une arcade et surmonté d’un toit à deux pentes couvert de tuiles plates.

Le clocher tour quand à lui, est situé sur la première chapelle de la cinquième travée, au sud. C’est un clocher de briques roses à tourelles, qui fut élevé de 1709 à 1755. Il est composé de trois niveaux, séparés entre eux par un bandeau de pierres blanches moulurées. Les deuxième et troisième niveaux présentent la même disposition. Sur les quatre côtés, on observe une longue baie centrale en plein cintre, accostée de deux baies latérales, moins hautes et aveugles. Chaque baie est surmontée d’un oculus.

Au-dessus de la terrasse, s’élève quatre tourelles d’angle en briques reliées entre elles par une sorte de fronton curviligne. Le clocher est appareillé de briques et d’un chaînage d’angle en pierre blanche.

Les deux premiers étages sont voûtés sur croisées d’ogives, et le troisième possède une voûte moderne en béton.

L’église conserve au moins trois cloches, même si les archives révèlent en 1409, la présence de cloches antérieures à celles en usage.

La grande cloche a été fondue en 1818, sur la demande du Duc d’Angoulême, elle était destinée à la Cathédrale Saint Jean de Perpignan.

La deuxième cloche datée de 1869, a été fondue dans les ateliers Pellegrin Gendre Louison de Toulouse.

La dernière, datant de 1930, provient d’Algérie.

Le reste de l’édifice est appareillé de galets de rivière et de fragments de briques, noyés dans le mortier, avec des encadrements en marbre de Baixas.

L’ensemble de l’édifice montre un aspect assez défensif.

L’église conserve un mobilier presque entièrement classé : des retables du maître autel (1678), de Saint Jean Baptiste (XVII° siècle), du Sacré Cœur (XVII° siècle), du miracle de Soriano (XVI° et XVII° siècles), de la Sanch (1707), de Saint Gaudérique (XVII° siècle), du Rosaire (1675), de Saint Bonaventure (XVIII° siècle), de Saint Joseph (XVIII° siècle), de Saint Jacques (XVIII° siècle), du Carmel (XVIII° siècle), deux fragments de retables (XVI° siècle), les boiseries de la tribune et de la Chaire (XVIII° siècle), un orgue de 1824, trois inscriptions tumulaires (1258 et deux de1669), un groupe du Saint Sépulcre (XVI° et XVII° siècles), de nombreuses toiles et statues des XVII° et XVIII° siècles.

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