Clocher de PRATS DE MOLLO LA PRESTE

Clochers

Place Josep de la Trinxiera
66230 Prats-de-Mollo-la-Preste
66230 PRATS DE MOLLO LA PRESTE

Eglise paroissiale Sainte Juste et Sainte Ruffine (MH)

Situation

Sur la partie haute du village, intégrée dans le tracé de la muraille.

Clocher tour

Eglise du XIII° siècle, reconstruite aux XVII° et XVIII° siècles. Clocher du XIII° siècle.

Roman / Baroque

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Historique

La première mention de ce lieu apparaît dans les sources en 878.

Au XI° siècle l’alleu de Prats de Mollo appartenait au conte de Oliba Besalu, puis au début du XIV° siècle, au roi de Majorque qui y fonda une bastide entourée d’une enceinte.

Ruinés par un tremblement de terre en 1428, les remparts furent reconstruits à la fin du XVII° siècle.

Un premier édifice religieux fut dédicacé à Sainte Juste et Sainte Ruffine en 982, par l’évêque d’Elne Ildesinde, durant le titulariat d’Oliba comte de Besalu, lequel à l’occasion de la consécration de cette église détermina le territoire qui relevait, pour les sépultures, du cimetière paroissial.

L’église elle fut reconstruite en 1245,et consacrée par Bernard de Berga évêque d’Elne, le comte de Besalu légua le terrain necessaire pour y établir le cimetière.

En même temps, Jacques I d’Aragon érigea Prats en ville royale fortifiée.

Des modifications eurent encore lieu en 1600 et 1648, grâce à la contribution de la population. Une autre restauration eu lieu en 1681, toutes ces restaurations eurent pour effet de faire disparaître l’édifice primitif inséré dans les murailles, elles eurent différents maîtres d’œuvres à partir d’un projet initial d’Antoni Deldon de Perpignan.

Description

Il s’agit à l’origine d’un édifice roman à nef unique flanquée de collatéraux, divisé en trois travées par des piliers.

Entre le début du XVI° siècle et 1600, on ouvrit des chapelles sur les bas côtés.

En 1648, les consuls de la ville décidèrent de supprimer les piliers qui empêchaient de voir le maître autel. Ils demandèrent les plans à Antoine Doldon, architecte de Perpignan et confièrent l’exécution à des artisans locaux. On posa la première pierre le 23 avril 1649 et dès 1650, la façade était achevée.

L’idée était de surélever les murs extérieurs de l’église du XIII° siècle, mais la nouvelle voûte s’écroula en 1663. On chargea alors le maître maçon de Perpignan Jacques Marial ou Marsal de la rétablir.

On éleva les deux chapelles voisines du chœur : celle du sud en 1673, l’autre en 1675. On monta l’arc triomphal en 1678 et on bénit solennellement le nouveau chœur le 7 décembre 1681.

De l’édifice primitif du XIII° siècle, il ne subsiste plus que le clocher, le portail et des pans de murs qui forment la base du grand vaisseau actuel.

Dans son état actuel l’église possède une nef voûtée en ogives, composée de cinq travées, flanquée de trois chapelles au sud et de quatre au nord, aboutissant à un chœur polygonal à sept pans.

Les chapelles ont été à nouveau surhaussées et voûtées au XVII° siècle. Sur le mur sud de l’église figurent plusieurs datations : 1648 surmonté d’une croix, 1688 au-dessous d’une fenêtre, IHS 1652 entre deux fenêtres et enfin 1789.

On accède à l’édifice à l’est par un portail en plein cintre de granite bien taillé et poli à double archivolte, datant de 1245. Les pentures de la porte sont également d’origine, on y remarque quelques volutes de remplacement, plus minces et sans cannelures, remontant sans doute à une restauration de 1648.

Le clocher tour carré massif se dresse sur le côté nord de l’église, intégré à l’enceinte de la muraille. C’est le seul vestige roman du XIII° siècle, il ne comporte ni arcatures, ni lésènes. Il est composé de quatre étages.

Les trois premiers étages sont les plus anciens, le premier niveau comporte sur chaque face une ouverture en plein cintre, le deuxième niveau deux ouvertures en plein cintre séparées par un pilier massif, enfin le troisième niveau se sont deux baies géminées avec colonnettes et chapiteaux.

L’étage supérieur fut ajouré au XIV° siècle : on y devine murées sur la face est les deux baies d’origines plus petites et plus basses que les baies actuelles.

La pyramide datant de1634, qui somme le tout se dresse sur une terrasse crénelée, qui comporte un clocheton arcade à baie unique

Il est appareillé de carreaux bien taillés jointés avec soin et d’un aspect uniforme

Il contient deux cloches en bronze, la première datée de 1785, fondue par Bouvier et Grandpierre, porte l’inscription :

" + Sancta Justa et Sancta Rufina nos a fulgure et tempestate et ab omni morborum genere immunes prestate. "

L’inscription de la seconde cloche qui date de 1790, nous dit :

" A fulgure tempestate libera nos, domine …1790…Epoque mémorable de la Révolution de France. La dite cloche a été faite par Dominique Porté et Dumeny, grenadiers de Tourraine, et Jean Porté.

Vive La Nation ! "

En fait, il y avait à l’origine quatre cloches, mais ces deux seulement furent respectées par les révolutionnaires dont l’un aurait dit :

" Il ne faut pas toucher à celles là ; elles serviront à sonner le tocsin. "

L’église conserve un buffet d’orgues espagnol (1724 MH), un caveau du clergé dans l’allée centrale, une chaire (XVIII° siècle), des retables du chœur (1693-1705, C), du Rosaire (1706-1742), de Saint Michel (1705-1725, C), de Saint Eloi (1709), du Saint Sacrement (1717), de Saint Antoine (1756), de Sainte Catherine (1782), des Saints Pierre et Paul ( XVIII° siècle, C).

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