Clocher de PRADES

Clochers

Route de Ria
66500 Prades
66500 PRADES

Eglise paroissiale Saint Pierre

Situation Au centre de la ville

Clocher tour

Eglise du XII° siècle, reconstruite au XVII° siècle. Clocher tour du XII° siècle.

Roman / Baroque

 

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Historique

La première mention de cet édifice date de la fin du XI° siècle, comme possession de Sainte-Marie de Lagrasse.

Le clocher du XII° siècle, faisait partie des fortifications de la ville. Une inscription arabe sur le clocher demeure un mystère, il s’agirait peut-être d’une marque gravée par des ouvriers arabes.

Fin XVI° siècle, il fut décidé d’agrandir l’église romane, les travaux s’échelonnèrent tout au long du XVII° et du XVIII° siècle.

Les dates inscrites dans la pierre permettent de lire l’évolution des travaux.

1606 : première pierre.
1610 – 1614 : piliers du sanctuaire.
1622 : arc du transept nord.
1645 : clef de voûte de la chapelle de la porte latérale.
1668 : grande porte d’entrée.
1670 : porte supérieure de la tribune.
1685 : œil de bœuf de la façade ouest.
1686 : pinacle de la façade ouest.
1696 : pilier de la chapelle du Christ.
1735 : première pierre du transept sud.
1749 : transept nord.

Description

Il s’agit d’un édifice de nef unique, composé de six travées, couvertes en croisées d’ogives. La nef est flanquée de chapelles latérales couvertes en plein cintre entre les contreforts.

Cet édifice est appareillé en galets de rivière liés au mortier et couvert d’un toit à deux pentes en tuiles canal.

On y accède par un portail en marbre rose portant la date de 1668. Ce portail est surmonté d’une niche appareillée de la même manière contenant une statue de Saint-Pierre.

Le clocher :

Le clocher tour roman de 6,15m de côté, situé au sud de la nef, comporte cinq niveaux.

Au niveau inférieur, il comporte deux arcatures aveugles ainsi que des lésènes angulaires.

Au premier niveau, se trouve une frise de six arcatures distribuées par trois entre deux lésènes angulaires, et une centrale. Une seule ouverture est percée au sud, c’est une fenêtre d’archer en plein cintre.

Le 2° et le 3° niveaux sont identiques, ils comportent six arcatures entre les lésènes d’angle, sur chaque face s’ouvre une baie géminée en plein cintre, supporté par une colonnette, surmonté d’un chapiteau cubique décoré. La fenêtre de la face orientale est obstruée.

Le 4° niveau, plus haut que les précédents, est percé d’une grande baie géminée en plein cintre, qui repose sur un pilier maçonné. Sur une des faces au-dessus de cette baie, se trouve l’horloge.

Chaque niveau est délimité par une frise en dents d’engrenage.

La partie située au-dessus de la dernière baie, et comprenant la toiture en forme de pyramide octogonale, date de 1852.

Cette couverture est surmontée d’une cage, ornée d’une croix, comportant deux cloches.

Ce clocher est appareillé en carreaux de granite doré bien taillés et polis, aux joints bien ajustés.

Les cloches :

La première se situe à l’intérieur du clocher, elle est datée de 1739, et porte l’inscription :

" Pierre Imbert et Pierre Beson marguilliers, parrain Louis Grange et Marraine Marguerite Boulouvard, 1739 ".

La deuxième cloche, située également à l’intérieur du clocher est datée de 1654, elle proviendrait de Saint-Martin du Canigou, et porte l’inscription :

" IHS MRA sancte Martine ora pro nobis. 1654. Vallantinus perrinus me fecit ".

La troisième cloche, à l’extérieur du clocher est celle des heures, elle est datée de 1613 et porte l’inscription :

" IHS XPS vincit XPS regnat XPS imperat XPS a tempestate et ab omni malo nos defendat 1613 ".

La quatrième cloche, à l’intérieur du clocher, pèse 767 kilos, et porte l’inscription :

" 1856. Parrain Lacroix Joseph Ferdinand avocat, marraine Joséphine de Boaça née Tastu. Faite par Raimond Cribailler fondeur à Perpignan ".

La cinquième cloche, située à l’extérieur, est la cloche des quarts, et porte l’inscription :

" Sit nomen benedictum 1852 ".

La sixième cloche, à l’intérieur du clocher porte l’inscription :

" Parrain Gustave Duhart chevalier de l’ordre royal de la légion d’honneur, sous-préfet du troisième arrondissement à Prades. Marraine Marie-Thérèse de Romeu née Rouge, 1826 ".

L’église conserve la chapelle du Saint-Sépulcre avec mise au tombeau (XVIII° siècle), un orgue 1818, boiseries de la sacristie, des retables, du maître-autel de Joseph Sunyer (1699), de Saint-Benoît (XVI° siècle), de la Trinité (1665), du Christ (1681), de Saint-Jean Baptiste (1699), de la Piéta (XVIII° siècle), de Saint Gaudérique (1714), de la Conception (1839) ; Vierge de la Volta (XIV° siècle), groupe du Rosaire (XVIII° siècle).

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