Clocher de CABESTANY

Clochers

Place des Droits de l' Homme
66330 CABESTANY

Eglise paroissiale Sainte Marie

A mi-chemin entre Perpignan et Saint Nazaire.

Clocher tour
Eglise des XII°, XV° et XX° siècles.

Roman / Gothique / Moderne

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Historique

L’église de Cabestany est mentionnée pour la première fois en 1089.

Le lieu tient son nom d’une famille de chevaliers, les templiers y possédaient des terres en 1230. Puis au XIII° siècle, les hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem en reçoivent la possession de Jacques I le Conquérant.

Les hospitaliers devenus Ordre de Malte conserveront cette propriété jusqu’à la Révolution.

Il s’agit d’une construction du XII° siècle ayant subi des remaniements dont des agrandissements aux XV° et XX° siècles.

Description

Il s’agit d’une église composée à l’origine (XI° siècle), d’une nef unique et couverte en charpente. Elle fut couverte d’une voûte en maçonnerie au XII° siècle, en même temps que fut édifiée une abside semi-circulaire. Cette église qui a subi de nombreux remaniements se présente aujourd’hui comme un édifice de deux nefs terminées chacune par une abside semi-circulaire.

La porte d’accès est ornée d’un étrange tympan roman classé monument historique représentant la Dormition de Marie, son Assomption et l’envoi de sa ceinture à Saint Thomas, qui caractérise parfaitement l’art d’un sculpteur ambulant qui a travaillé en outre, au Boulou ainsi que dans diverses églises du Languedoc et de Catalogne et même jusqu’en Navarre et en Toscane.

Ce tympan décorait la porte d’une église à la fin du XII° siècle dont il subsiste l’abside en galets et la nef couverte à l’origine d’une voûte en berceau, supportée par des pilastres et des arcatures latérales.

Par la suite cette couverture de la nef fut remplacée par une charpente sur arcs diaphragmes. C’est alors vraisemblablement que l’abside fut surélevée.

Plus tard encore au XV° siècle, on ouvrit deux chapelles gothiques de chaque côté de la première travée de nef. Les retombées d’arcs de la chapelle de gauche possèdent des corbeaux qui représentent les symboles des quatre Evangélistes.

Enfin, récemment en 1926 1928, on a construit un collatéral qui communique avec la nef romane par de grandes arcades, et qui entraîna la disparition de la chapelle de droite.

Les cloches sont situées dans la campanile en façade et dans la cage en fer au sommet.

Ces deux cloches sont en bronze l’une mesure 65 cm de diamètre et d’une hauteur de 70 cm (campanile), elle est datée de 1750.

La cloche des quarts de l’horloge dans la cage en fer est de dimensions plus petites, elle date probablement du XVIII° siècle.

On a découvert derrière le tympan en réemploi, une plaque de marbre dans laquelle est sculptée en réserve, l’image d’un personnage tenant une croix, et qui date du début de l’époque romane.

L’église conserve un bénitier du XVI° siècle, un retable du Chœur (XVII ou XVIII° siècles), des statues de Sainte Lucie et Saint Ferréol ( XVIII° siècle) de Saint Roch et de Saint Isidore et de la Vierge (XVIII° siècle), du Christ (XVII° siècle), deux toiles de Rieudemont (1741), une Piéta du XVII° siècle, une Descente de Croix (XVII° siècle) attribuée à Guerra le Jeune, un moule à hosties du XVII° siècle.

La sacristie conserve une toile du XVII° siècle, un Christ du XVIII° siècle, deux croix reliquaires XVIII° et XIX° siècles, un ciboire et un calice du XVIII° siècle.

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