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Expositions temporaires

Le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine contribue à l'organisation régulière d'expositions autour du patrimoine catalan : expositions d'œuvres restaurées et expositions thématiques à la Chapelle Notre-Dame des Anges et au Palais des Rois de Majorque (Perpignan).

Découvrez chacune de nos expositions en cliquant sur les affiches.


          

           

           

Trésors du Patrimoine Catalan, septembre 2014 - décembre 2015

Qui aurait pu imaginer présenter dans une même exposition des pièces archéologiques, des documents d'archives et des oeuvres d'art religieux ? C'était l'exposition impossible, improbable. C'est devenu au bout du compte, une exposition détonante et évidente.
Quoi de commun entre un vase néolithique, un registre de notaire et une statue baroque exposés ici ? Tout simplement les hommes et les femmes de ce territoire qui ont produit des objets, des documents qui retracent leurs mode de vie, leur histoire, leur art, et qui nous les ont transmis.

Cette exposition présente donc un raccourci pluriel, sélectif et éclectique au travers d'objets de toutes époques -de la préhistoire à nos jours-, témoins de l'histoire et de la culture matérielle, écrite et artistique. Objets archéologiques, documents d'archives, œuvres d'art religieux cohabitent et se répondent, de façon formelle ou parfois directement. Le public y découvrira de très nombreux objets, qui pour beacoup sont présentés pour la première fois au public.

Cette exposition a pu voir le jour, tout d'abord parce que le Conseil général des P-O dispose de 3 services patrimoniaux d'exception et surement inégalés dans leur complémentarité : le pôle archélogique, les archives départementales et le centre de conservation et de restauration du patrimoine.
Chacun de nos trois services a ainsi sélectionné des objets, des documents, que nous considérons comme des trésors, parce qu'enfouis, cachés, prestigieux, incunables, exceptionnels, émouvants, représentatifs, pour vous proposer un Trésor éphémère. Cette exposition n'est pas un musée imaginaire, mais plutôt un musée éphémère, alimenté par les "collections" conservées aux archives, dans les dépôts et réserves archéologiques, dans les églises, souvent invisibles ou peu accessibles.
L'exposition "Trésors du Patrimoine Catalan" sera dynamique, en proposant 5 séquences successives qui seront en fait 5 trésors éphémères puisque tous les objets seront remplacés tous les 3 mois, dévoilant ainsi une toute petite partie du patrimoine de ce territoire :
Séquence 1 : du 18 septembre 2014 au samedi 13 décembre 2014,
                        Télécharger le catalogue de la Séquence 1
Séquence 2 : du 18 décembre 2014 au 14 mars 2015,
                        Télécharger le catalogue de la Séquence 2, vol.1, vol.2, vol.3, vol.4
Séquence 3 : du 17 mars 2015 au 13 juin 2015.
                        Télécharger le catalogue de la Séquence 3, vol.1, vol.2
Séquence 4 : du 19 juin 2015 au 12 septembre 2015.
                        Télécharger le catalogue de la Séquence 4, vol.1, vol.2
Séquence 5 : du 18 septembre 2015 a 12 décembre 2015.
                        Télécharger le catalogue de la Séquence 5, vol.1, vol.2

Un cycle d'animations et de conférences sont également proposés avec :
- un conférence par mois, un samedi à 17h00
- une présentation d'oeuvre, chaque jeudi à 15h30,
- des visites d'églises ou de trésors, certains samedis à 15h00,
Enfin, des visites commentées, en particulier en direction des scolaires, sont possibles à la demande (04.68.85.89.48  /  guillaume.dalmau@cg66.fr).

L'exposition en images :

Séquence 1 (septembre 2014 - décembre 2014)

Le Maître de Llupià, découvertes - restauration, septembre 2012 - octobre 2013

Une découverte exceptionnelle

En 1998, le CCRP est sollicité afin d’effectuer une intervention de nettoyage et de conservation sur le retable baroque du maître-autel de l’église paroissiale Saint-Thomas de Llupià. Cette intervention, somme toute habituelle, conduira à faire une extraordinaire découverte.
Lors de l'intervention, le prêtre desservant souhaita que l’autel maçonné, édifié en 1886 et sans intérêt, soit réduit en profondeur afin de laisser plus d’espace pour la liturgie. C’est à l’occasion du dégagement de l'autel qu’eut lieu la découverte. Derrière l’autel, en partie enterré par les comblements, apparu un panneau badigeonné de gris. Deux fenêtres de dégagement furent pratiquées, mettant à jour une partie de visage et une main. La technique et le style firent immédiatement penser à une peinture du XVIe siècle. Au total ce sont six panneaux qui furent découverts.

 

Mauvaise fortune des retables anciens

En Roussillon, la vogue des retables baroques a provoqué dès le milieu du XVIIe siècle dans de nombreuses églises, le démantèlement ou la destruction des retables antérieurs. Dans l’église de Llupià cet engouement pour le nouveau style apparu dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, conduisant à un nouvel aménagement du sanctuaire de l’église. A cette occasion, le retable Renaissance de Llupià dut être démembré pour laisser place au retable baroque, sans que l'on ne sache ce qu'il adviendra de ces panneaux jusqu'à la fin XIXe siècle, sauf un panneau représentant l’Incrédulité qui fut conservé.

 

Le réemploi des panneaux

Lors d’une restauration du maître-autel en 1886, ces panneaux peints furent sciés, badigeonnés et réemployés comme simples éléments de consolidation du retable, insérés dans le soubassement et les gradins. Un des panneaux où figure saint Paul (ancienne porte du retable XVIe siècle) fut utilisé comme étagère.

 

La restauration des panneaux et l'invention du Maître de Llupià

La restauration a été pratiquée dans le cadre d’échanges pluridisciplinaires sur la base d’examens scientifiques et de recherches documentaires. Les traitements ont été les moins interventionnistes possibles, en respectant l’histoire matérielle des panneaux, leur état fragmentaire, tout en leur redonnant une cohérence et en apportant une lecture compréhensible.

L’étude technique et stylistique de ces panneaux a permis d’identifier un nouveau peintre –le Maître de Llupià- auquel il est proposé d’attribuer d’autres œuvres à Argelès-sur-mer et Passà. Cet artiste, de culture flamande, a pu faire partie de ce groupe de peintres venus s’installer en Catalogne au début du XVIe siècle.



Présentée à la Chapelle Notre-Dame des Anges de Perpignan, l'exposition « Le Maître de Llupià, un peintre du Roussillon au début XVIe siècle. Découvertes-Restauration »  est ouverte gratuitement du 15 septembre 2012 au 26 octobre 2013.

L'exposition est accompagnée d'un cycle de conférence et d'un catalogue, en vente à la Chapelle Notre-Dame des Anges et en librairie (22€).


Romanes et gothiques, Vierges à l'Enfant restaurées, septembre-décembre 2011

Depuis dix ans, le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine a engagé l’étude et la restauration des vierges médiévales. C’est le fruit de ce travail qui est présenté à la Chapelle Notre Dame des Anges.
Cette exposition propose de renouveler le regard sur les vierges médiévales catalanes sur la base d'une collaboration pluridisciplinaire entre restaurateurs, conservateurs, historiens, historiens de l'art, anthropologues. A partir des examens scientifiques (scanners, identification des bois, analyse des liants et pigments), de l'observation des polychromies et des modifications liées à l'usage et aux dévotions, et, en croisant ces informations avec les documents d'archives et l'étude stylistique, sont proposées de nouvelles grilles de lecture et de datation, une approche des techniques des sculpteurs et polychromeurs, leurs sources d'influences, l'utilisation de modèles reproduits.

 

Vidéos Pyrénées-Orientales - Romanes et gothiques, Vierges à l'Enfant restaurées, septembre-décembre 2011

 



Romanes ou gothiques ?
Nous tenterons de démêler l’écheveau.

Vingt deux œuvres exposées, la plupart classées au titre des monuments historiques, accompagnées d'un important corpus documentaire. L’exposition s’articule autour de 4 thèmes :

  • la vierge massacrée : ou comment des interventions intempestives peuvent conduire à la perte d’une œuvre.

  • la vierge ruinée : à partir d’une vierge qui nous est parvenue à l’état fragmentaire, une classe de lycéens de Prades propose une reconstitution virtuelle de celle-ci en utilisant un scanner 3D et les technologies informatiques.

  • les vierges étudiées : les différentes technologies scientifiques utilisées pour l’examen et l’étude matérielle de deux œuvres.

  • les vierges restaurées : présentation du travail de restauration sur 18 Vierges à l’Enfant.

     


    Un cycle de conférences et diverses animations accompagneront l'exposition.
    Le catalogue de l'exposition est en vente à la Chapelle Notre-Dame des Anges et en librairie (30€).

    En parallèle, les Presses Universitaires de Perpignan ont publiée un ouvrage réunissant les actes du colloque international « Vierges médiévales de Catalogne : mises en perspective », qui s’est déroulé à l’Université de Perpignan les 1 et 2 décembre 2011, ainsi que le corpus exhaustif des Vierge à l'Enfant conservées dans notre département, réalisé par les chargés d'inventaires du CCRP en étroite collaboration avec les restauratrices en bois polychrome (28€).

Le Dévôt-Christ revisité, septembre - décembre 2010

Le Dévôt-Christ est à la fois un chef-d'oeuvre universel de l'art, un objet de dévotion, une figure emblématique pour Perpignan et le département des Pyrénées-Orientales. Scruté, étudié par les historiens, les historiens d'art, les anthropologues, il demeure à bien des égards une énigme.

      

Cette exposition propose de le revisiter, de reconsidérer les connaissances antérieures, d'apporter des réponses novatrices grâce à la science et avec le regard d'un artiste contemporain.

Les restaurateurs l'ont autopsié, scanné, prélevé, lui ont fait subir tous les examens scientifiques possibles, pour tenter de répondre à ces questions : d'où vient-il ? Qui l'a fait ? Pourquoi l'a-t-on transformé au cours du temps ? Des réponses sont apportées, de nouvelles hypothèses avancées. Sa restauration permet une meilleure lisibilité.

L'artiste, Jean Kiras, lors d'un long dialogue avec l'objet, a cherché à le saisir, l'a dé-construit, puis re-construit. Son travail -une soixantaine d'oeuvres présentées- est confronté, pour la première fois, au Dévôt-Christ, dans un face à face qui aide à la compréhension du chef-d'oeuvre.

Nos prédécesseurs en ont fait successivement un christ espagnol du 16e siècle, puis un christ rhénan du début du 14e siècle ; s'il s'agissait d'un christ gothique catalan ?

Téléchargez les notices de l'exposition.

Peintures de la Renaissance restaurées, septembre 2009 - janvier 2010

Cette exposition est une plongée dans le secret et l'intimité de la peinture de la Renaissance en Roussillon. Pour la première fois il nous est permis de (re)découvrir une peinture oubliée, occultée ; et pourtant il s'agit de ce qui a été produit de plus beau en peinture dans notre département. Le visiteur disposera de toutes les informations sur les techniques des peintres de la Renaissance, les procédés de restauration, l'histoire des œuvres et découvrira des chefs-d'œuvre méconnus ou retrouvés.
La peinture de la Renaissance en Roussillon, a longtemps été occultée : ignorée par les historiens d'art et malmenée du point de vue matériel. La période baroque (environ 1640-1750) a contribué à l'effacement voire la destruction de pans entiers d'œuvres peintes du 16e siècle. Les 19e et 20e ont surtout réhabilité les œuvres médiévales et baroques.

Depuis 2 ans, le CCRP a lancé un vaste programme d'étude et de restauration des peintures de la Renaissance :
- inventaire et évaluation sanitaire des 140 œuvres conservées dans les Pyrénées-Orientales,
- recherche dans les fonds d'archives en collaboration avec les universités de Toulouse et Girona,
- examen scientifique des œuvres, en partenariat avec le CICRP de Marseille pour les analyses et avec l'assistance du centre Hospitalier de Perpignan pour les radiographies,
- restauration de 10 œuvres, en 2008-2009.
Le but est de mieux connaître les commanditaires, les matériaux et techniques utilisés par les peintres, afin de procéder à des rapprochements, à de nouvelles attributions et de rendre une lisibilité aux œuvres.

                          

Les œuvres conservées peuvent se classer en 3 catégories :
- les œuvres qui nous sont parvenues intègres ou peu modifiées, soit une cinquantaine de retables et une dizaine de peintures sur toile,
- les panneaux isolés ; les retables auxquels ils appartenaient ayant été démembrés (une trentaine de panneaux),
- les panneaux réemployés pour la fabrication de nouveaux retables.
Ces œuvres se répartissent dans 48 communes et 54 édifices et vont faire l'objet d'un itinéraire spécifique de découverte de la peinture de la Renaissance qui sera étendu à la Catalogne espagnole.

Cette exposition est un premier pas dans la (re)découverte de la peinture de la Renaissance en Roussillon, depuis les grands formats d'Argelès réalisés par des peintres d'origine flamande, jusqu'aux œuvres de plus petite dimension de Brouilla produites par un peintre roussillonnais, en passant par l'invention d'un nouveau maître à Passa (le maître de Llupia) et la mise à jour de 3 planches retrouvées dans un retable baroque à Osséja.
Elle regroupe 10 œuvres restaurées par le CCRP en 2008-2009, représentatives des différentes problématiques et techniques rencontrées. Elle illustre la démarche de restauration que nous avons mise en place : étude historique et archivistique, identification et étude des matériaux, techniques d'examen, choix d'intervention respectueux de l'histoire matérielle, souvent mouvementée, des œuvres.

Prats de Molló, préfiguration d'un trésor, juillet 2009 – octobre 2009

Un travail nécessaire :

Tous ceux qui rentrent pour la première fois dans l'église de Prats ne peuvent être qu'émerveillés par la richesse de cet édifice aux dimensions surprenantes. Pourtant ce patrimoine est aujourd'hui en danger. Les causes sont multiples : diminution de la pratique religieuse, régression du bénévolat et de la présence humaine, manque d'entretien et de travaux. . . Les effets sont dévastateurs : abandon des objets, prolifération des insectes, vol et vandalisme (trois statues en 2007).
Aussi, il apparaît évident qu'effectuer un recensement exhaustif des oeuvres conservées dans un édifice, diagnostiquer son état de conservation, et mettre en place des traitements curatifs sont trois actions indispensables. C'est dans ce sens que le CCRP a réalisé en 2008-2009 le catalogage complet et le diagnostic des biens mobiliers de l'église de Prats de Molló.


Des résultats prometteurs :

Après une soixantaine de jours d'étude dans l'église, ce sont près de 850 objets qui ont été recensés. Ces résultats sont venus renforcer la volonté de préserver et valoriser les oeuvres conservées dans l'édifice. Aussi un projet global a été lancé pour les trois années à venir (2009-2012) : la réfection totale du toit par la commune, le traitement insecticide et le dépoussiérage des retables par le CCRP, enfin la constitution d'un « trésor » dans l'église.
L'objectif est simple : d'une part assurer la conservation d'un patrimoine qui relève du domaine public, et d'autre part le valoriser. C'est dans ce sens que s'inscrit cette exposition. En y présentant les résultats de l'inventaire et en offrant à la vue de tous des oeuvres traditionnellement confinées dans la sacristie, le CCRP propose de mieux connaître, de mieux voir et de mieux rencontrer le patrimoine religieux pratéen, en étroite collaboration avec l'office de tourisme de Prats de Molló et l'association Velles Pedres i Arrels.


Exposition à découvrir à la chapelle de la Pietat, à Prats de Molló.

Patrimonis, 10 ans de restauration, septembre - novembre 2008

L'exposition Patrimonis présente au public 10 ans d'activité du Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine, du Conseil Général.

Cette exposition se tient au Palais des rois de Majorque, à Perpignan, du 16 septembre au 16 novembre 2008. Il s'agit sans aucun doute de l'évènement culturel dans le domaine du patrimoine, en cet automne, à Perpignan, et pour tout notre département.
Une soixantaine d'œuvres sont présentées, provenant de 60 communes du département, représentatives des différentes techniques et matériaux utilisés (peintures sur toile et sur bois, sculptures en bois polychromé, textiles, papier, métal), et des différentes périodes (du 12e au 19e siècle).
Qu'il s'agisse de chefs d'œuvres -le Dévôt-Christ de Perpignan ou la prédelle d'Argelès-sur-mer, par exemple- ou d'objets méconnus, l'histoire et l'étude technique de chaque œuvre sont présentées, ainsi que les choix et traitements de restauration réalisés.

Le public peut prendre connaissance, dans le cadre de cette exposition, de tous les aspects de l'activité du Centre de Conservation et de Restauration, seule structure de la sorte en France :
 - les méthodes d'inventaire du patrimoine,
 - les procédés d'examen-diagnostic des œuvres,
 - les moyens d'analyse et d'examen auxquels les restaurateurs ont recours (scanner, radiographie, prélèvements d'échantillons, photographie sous infra-rouge, ultra-violets...)
 - les procédés de conservation curative et préventive,
 - la déontologie et la pratique des traitements de restauration.

L'objectif est clair : faire prendre conscience aux visiteurs la matérialité des œuvres et l'histoire technique des objets, indispensable avant tout traitement.
L'exposition est accompagnée de diaporamas et d'une vidéo et permet au public quelque soit son âge ou sa culture d'appréhender les œuvres d'art, de les percevoir sous un regard inhabituel pour les comprendre.
Dans le cadre de cette exposition chaque jour, à 16h, un restaurateur présente le travail de restauration sur une œuvre et un cycle de 13 conférences a lieu.

Terre romane en Pays Catalan, octobre 2007 - août 2008

L'exposition « Terre romane en Pays catalan » est consacrée à une des périodes de l'histoire roussillonnaise généralement qualifiée comme la plus brillante et la plus créative.
Pourtant, ceci serait faire injure aux autres mouvements artistiques dont les témoins sont parfois plus imposant, et/ou bien souvent plus nombreux (en particulier pour l'art baroque). Il n'en demeure pas moins que le Roussillon, et à un échelon supérieur la Catalogne, fut le berceau d'un nouvel art, au tournant de l'an 1000.
Le Pays catalan est bien en cela une terre romane (plus de 90% des églises sont romanes soit près de 600 édifices).

Le vendredi 26 octobre 2007, et pour un an, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales présente au Palais des rois de Mallorca une très grande exposition sur l'art roman.
Plus de cent oeuvres des XIe et XIIe siècles sont rassemblées. Elles proviennent d'autant de communes et de collections privées du Pays Catalan. Sculptures sur marbres, sur bois, et gypses, peintures sur bois et fresques, textiles, orfèvreries, ferronneries s'ordonnent autour de la leçon magistrale d'André Malraux : le Musée Imaginaire.
Huit cents mètres de galerie s'offrent au public à travers le questionnaire de Malraux. L'art roman est-il l'art premier de l'Europe ? Quand est-il de l'héritage de l'Antiquité, des traditions wisigothiques, de l'influence de l'Islam Occidental ? Terre Romane est un musée temporaire sur l'art roman. Terre Romane répond à l'appel du cloître, de l'abside, de la nef. Terre Romane est un voyage millénaire en Pays Catalan, de chefs d'oeuvres connus et pour d'autres inédits qui racontent que l'art roman n'existe qu'en tant que témoin artistique de son époque, la féodalité... et que nous le réinventons aujourd'hui comme une éternité médiévale.

Guerra et la peinture en Pays Catalan, novembre 2005 - novembre 2006

Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales organise une exposition consacrée à la peinture baroque en Roussillon, autour de l'atelier des Guerra (Antoni Guerra -le Vieux-, Antoni Guerra -le Jeune- et Francesc Guerra), peintres actifs à Perpignan de 1661 à 1729.

Cette exposition est l'occasion de présenter au public la grande majorité des tableaux sortis de cet atelier, conservés dans le département, de les restituer dans le contexte artistique de cette période et de faire le point sur la pratique du métier de peintre à Perpignan à cette époque. Des œuvres majeures seront également exposées, témoignant des diverses influences artistiques que l'on trouve en Roussillon à cette période : le baroque italien, le naturalisme espagnol autant que le classicisme français.
Dans le cadre de cette exposition ont également été reconstitués les ateliers du peintre et du doreur, avec les outils et produits utilisés par les artisans du 17ème siècle.

Cette exposition présente le vaste chantier de restauration accompli par le CCRR (34 tableaux restaurés).
Un atelier de restauration décentralisé a été installé au Palais des rois de Majorque, où le public peut assister en direct à la restauration de tableaux qui rejoindront ensuite l'exposition.

Le catalogue de l'exposition, bilingue, est paru aux Editions Trabucaire.
Des journées d'études consacrées à la peinture baroque dans l'arc méditerranéen occidental -de Gênes à Mallorca- se sont déroulées du 5 au 7 avril 2006. Les actes du colloque ont été publiés aux Editions Trabucaire.

L'art gothique en Pays Catalan, juillet 2004 - avril 2005

Cette exposition est consacrée à l'art gothique au temps des rois de Mallorca. Elle présente la totalité des oeuvres publiques conservées dans les églises des communes des Pyrénées-Orientales. Cette étude forme le panorama exhaustif de la sculpture, de la peinture et de l'orfèvrerie des XIIIe et XIVe siècle. Le catalogue de l'exposition a été publié aux Editions Privat.

L'orfèvrerie

Les pièces d'orfèvrerie religieuse médiévale ont, pour la plupart, disparu, soit fondues pour être transformées en monnaie ou pour être réemployées à la fabrication d'œuvres plus dans le goût des époques suivantes. Néanmoins, dans les Pyrénées-Orientales, sont conservées, dans les sacristies, près de 30 pièces des 13ème au 14ème siècles, ce qui constitue une situation rarissime. Elles sont toujours en usage pour la liturgie comme les calices ou les ciboires, ou l'objet de dévotion ou de contemplation comme les reliquaires ou les croix ; plus rares sont les pièces d'origine civile ou à usage domestique. Les rois de Mallorca ont insufflé un renouveau et un élan à la production d'orfèvrerie, faisant appel à des artisans venus de Provence, d'Italie comme en témoignent leurs patronymes (Angelelo, Barba, Genoa...).
Le 8 février 1296, Jacques II, roi de Majorque, promulgue l'ordonament dels argenters qui règlemente la production et impose l'insculpation du poinçon de la ville de Perpignan qui sera valide jusqu'en 1710. De nombreux orfèvres avaient leur échoppe rue de l'Argenterie à Perpignan.
On comptera, en moyenne et en permanence, à Perpignan, à partir du 13ème siècle, au moins une dizaine d'argenters qui se constitueront en véritables dynasties.

La sculpture

Parmi les 70 œuvres sculptées des 13ème au 14ème siècles en ronde bosse conservées dans les églises des Pyrénées-Orientales, 70% sont des Vierges à l'Enfant, 12% des Christs. Pour le reste il s'agit de statues faisant partie d'une mise au tombeau ou de saints patrons de la paroisse. Même si de nombreuses œuvres ont disparu, cela reflète assez bien la proportion des différentes représentations sculptées à l'époque médiévale : prédominance des représentations de la Vierge et du Christ dans les sanctuaires.
L'approche que l'on a de nos jours du mobilier d'un sanctuaire médiéval est brouillée par l'accumulation d'œuvres de diverses époques, notamment par la prolifération du décor baroque et de la statuaire saint sulpicienne. Aux 13ème et 14ème siècle, l'écrin est constitué par un décor mural peint, parfois couvrant l'ensemble de l'intérieur de l'église. Le mobilier : un devant d'autel, un retable, un baldaquin, une armoire liturgique ; la statuaire mobilière semble réduite : une vierge, un crucifix, une représentation du saint patron, souvent associée au retable, une mise au tombeau.

La peinture

La période du 13ème au 14ème siècles, correspondant à la plus grande expansion territoriale catalane, a vu une production d'œuvres peintes de grande qualité, sur l'actuel territoire des Pyrénées-Orientales, où en sont conservées une cinquantaine de pièces, dont 12 retables, 31 panneaux et 7 œuvres diverses. Quatre grands styles de peinture se sont succédés, voire télescopés :
un style transitoire, « pré-gothique », avec d'une part une persistance de l'influence byzantinisante, comme pour le retable à baldaquin d'Angoustrine, d'autre part une école plus locale pour le devant d'autel de La Llagonne.
Le gothique linéaire, qui est le plus représentatif du règne des rois de Mallorca, avec des œuvres remarquables comme le retable de Marinyans, la croix de la Trinitat (Prunet) ou la tour eucharistique de Codalet.
Le style italo-gothique, surtout manifeste dans la seconde moitié du 14ème siècle, marqué d'une forte influence siennoise, avec les peintres Ramon Destorrents, auteur du retable d'Iravals, Jaume Serra qui réalisa celui de Palau de Cerdagne, puis Pere Baro, Girona.
Suivra le gothique international, de la fin du 14ème à la fin du 15ème siècle, avec notamment Jaume Cabrera, le maître du Roussillon et leurs suiveurs.

Les textiles

Contradictoirement, alors que l'industrie drapière et textile était florissante à l'époque médiévale en Roussillon et en Languedoc, et, a été source de prospérité économique, il ne reste que de rares pièces textles conservées ; une vingtaine d'ensembles pour la Région. Les textiles sont fragiles, s'usent, se déchirent, sont jetés ; dans certains cas ils ont été détissés en vue d'un réemploi.
Néanmoins, nous disposons de quelques pièces rares, somptueuses, comme les fragments de samits et de lampas de Thuir, la remarquable et immense nappe d'autel de Saint-Martin du Canigó.
En outre, sont conservés (parce que cachés ?) des tissus ayant servi à entourer des reliques, comme les 3 fragments trouvés dans une lipsanothèque, à Calmeilles, ou les 47 morceaux retrouvés fortuitement dans une niche murée de la chapelle royale sainte Marie-Madeleine du Palais des rois de Mallorca.
Aucun textile domestique ne semble nous être parvenu.

Contact

Direction du Patrimoine et de la Catalanité
Maison de la Catalanité, de la Culture et du Patrimoine
11 rue Bastion Saint Dominique
66000 Perpignan
Tel :  04 68 08 29 30

Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine
150 avenue de Milan
Zone St Charles
66000 Perpignan
Tel. 04 68 85 89 40
Fax. 04 68 54 45 61

Responsable
Jean-Bernard MATHON

Pyrénées Orientales : l'accent catalan de la république française
Le Département des Pyrénées-Orientales

24, quai Sadi Carnot
66009 - Perpignan Cedex

Tél. 04 68 85 85 85
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