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Les fouilles

FOUILLES à COLLIOURE

De janvier 2016 au printemps 2017, l'équipe du Pôle Archéologique Départemental fouille la place d'armes du Château royal de Collioure.

Les fouilles sont visibles actuellement lors de la visite du château.

Des panneaux informatifs installés sur place (et téléchargeables ci-dessous) donnent le contexte historique des occupations antérieures à la construction du château.

Panneau fouilles + Frise chrono. + Panneau historiographie + Panneau Préhistoire + Panneau Moyen Âge + Panneau Baie de Collioure

 Pour voir + de photos de la fouille : https//www.facebook.com/media/set/,set=a.418209878388110.1073741833.278328432376256&type=3

Voir l'image en grand PAD.CD66 Place d'armes au château de Collioure - Fouilles 2016 Phase 1

Les fouilles financées par le CG

  •  ENLLAC


Dans le cadre du projet « ENLLAC » financé par le Programme Opérationnel de Coopération Territoriale Espagne-France-Andorre (2007-2013), le Consorci Vies Verdes de Girona (Espagne) et ses partenaires (Pays Pyrénées Méditerranée et Département), le Conseil Général des Pyrénées-Orientales a développé en 2012 et 2013 un vaste projet de recherches archéologiques destiné à étudier le tracé et la structure de l'ancienne voie romaine, la Voie Domitienne (Via Domitia). En liaison avec l'aménagement d'une nouvelle voie verte dans la vallée du Perthus, quatre fouilles archéologiques ont été menées sur des monuments antiques installés en bordure de l’ancienne voie romaine. Ces fouilles, réalisées essentiellement dans la vallée de la Rom (vallée du Perthus), sur les communes de Maureillas, les Cluses et le Perthus mais aussi de Palau-del-Vidre, ont permis de mieux connaître le tracé de cette voie romaine, construite à partir de 118 avant J.-C. pour relier l'Italie à la Péninsule Ibérique en traversant la Gaule narbonnaise.

Ces fouilles ont été menées par Jérôme Kotarba (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) avec l'étroite collaboration de Georges Castellvi, découvreur du Trophée de Pompée à Panissars et spécialiste de la voie romaine.

Le résultat de ces fouilles a été présenté au public lors de conférences, organisées à Perpignan mais aussi dans les villages concernés. Trois journées portes-ouvertes, sur les chantiers, ont également été organisées permettant d'accueillir près de 1200 personnes venus à la découverte des vestiges.

Six interventions ont ainsi été programmées, de mai à novembre 2012, sur le tracé de la voie ou à proximité, en vue de mieux connaître l’identification de certains sites liés à son passage :

Site du camp de la Torre

(Le Perthus) : site des IIe – Ier s. av. J.-C., situé en position dominante au-dessus du col du Perthus, à la limite de partage des eaux de la Gaule et de l’Hispanie. Il s’agit vraisemblablement d’un poste avancé de la province romaine, implantée en Catalogne du Sud, bien avant la romanisation établie du Roussillon. C’est notamment par les céramiques recueillies sur place, essentiellement composées de vaisselle hispanique, au détriment de récipients plus traditionnels en Roussillon, que cette appartenance culturelle peut être proposée.

Site du Mas de Panissars

(Le Perthus) : 200 m en aval du trophée de Pompée, l’étude a porté sur la connaissance du passage et de la structure de la voie.

Cette intervention se situe sur la portion de la via Domitia qui passe par le col de Panissars, branche probablement postérieure à celle du col du Perthus, datée des années 70 av. J.-C. De part et d’autres du mas de Panissars, des vestiges de la voie antique et médiévale sont présents, avec des traces d’ornières engravées dans le rocher. La dénivellation importante mesurée entre les premières traces étudiées et le passage du sommet au niveau du trophée de Pompée, environ 20 m pour 150 m de longueur, était adoucie par un tracé sinueux. Il comprenait toutefois au moins un court raidillon où les ornières sont profondes.

Site de Saint-Martin de Fenollar

(Maureillas–Las Illas) : les distances des Itinéraires antiques (à V milles du Summus Pyrenaeus / Panissars) placent la station d’ad Centuriones dans les parages de l’ancienne église.

Les recherches ont été opérées sous la forme de tranchées et de sondages pour mener à la fois une étude stratigraphique et géomorphologique. Les principaux résultats ont été présentés in situ à 700 personnes lors des Journées Nationales de l’Archéologie (23 et 24 juin)
La topographie du site a beaucoup changé en 2000 ans. La rivière formait de grands méandres à l’époque romaine et le site de la chapelle avait alors l’aspect d’une presqu’île située entre deux boucles de la Rom. Les structures mises au jour sont nombreuses en périphérie de la chapelle (murs de terrasse d’époque médiévale) et d’autres bâtiments médiévaux se concentrent autour de la chapelle afin d’être hors d’eau. A cet endroit, à 20 m de la chapelle, s’est tenu en premier lieu un cimetière (datation radiocarbone du Xe siècle) occulté, au moins partiellement par un bâtiment, abandonné et effondré avant le XIIIe siècle. Ce sont alors des surfaces cultivées et des apports de crue qui se succèdent jusqu’au verger actuel.
Du côté nord-est de la chapelle, à une distance de 60 m environ, un autre cimetière médiéval est attesté, implanté sur une petite butte liée à un méandre ancien de la Rom. Les sépultures, 3 fouillées, comprennent un coffre de pierres trapézoïdal et dans un cas une couverture complète de grandes dalles.
Dans plusieurs sondages, le mobilier romain (Ier av. - VIe ap. J.-C.) est presque toujours trouvé mélangé dans d’anciens niveaux de culture, qui se sont développés sur des alluvions anciennes de la rivière. Du mobilier antique se retrouve aussi dans les niveaux médiévaux postérieurs. Il reste ainsi peu de place pour le développement d’un habitat romain, sous l'église et le bâti médiéval de la Mahut, mais également trop peu d’espace pour l’installation d’une véritable station. La recherche de ad Centuriones est ainsi relancée vers d’autres pistes, d’autant plus que le tronçon de chemin ancien furtivement observé en 1986, a été retrouvé et correspond à un tracé médiéval, sans doute de desserte de la Mahut.

Chemin de la Dressera (Les Cluses)

Sur un tronçon de la branche desservant le fort de la Cluse Haute, au pied de celle-ci, un sondage devait permettre l’étude de l’aménagement en montagne et l’histoire de l’utilisation de ce passage.

Juste à l’angle nord-ouest du fort romain de la Cluse Haute passe le tracé d’un chemin antique appelé localement la Dressera (« le raccourci » en français). Il pourrait s’agir d’une variante de la via Domitia, suivant un itinéraire de crêtes en rive droite de la Rom, en opposition à un tracé de fond de vallée.
Les parties conservées de ce chemin ancien sont peu nombreuses car il a été volontairement détérioré au XVIIIe siècle. Des traces d’ornières anciennes, sans doute antiques et médiévales (deux mesures d’entraxe voisines de 1,50 m), sont préservées sur de faibles surfaces. Ce chemin avait volontairement été creusé dans le versant rocheux de la montagne, juste en bordure et contrebas du fort du Bas Empire qui pouvait en assurer une surveillance.
Plus tardivement, les flancs rocheux de la voie servent de carrière de pierre. Cette exploitation est attestée par de nombreux trous de barre à mine, répartis sur au moins deux niveaux en hauteur.

Tronçons de la voie Rom III et Porte des Cluses

(Les Cluses) : il s’agit ici d’étudier la construction, l’aménagement et la reconstruction d’un long tronçon de voie, aménagé probablement pour partie en terrasse artificielle au bord de la Rom.



L’opération réalisée en 2012 a compris un fin dégagement des structures bâties en élévation et enfouies pour en assurer un relevé aux pierres à pierres et une implantation topographique précise.
C’est l’image d’une tour-porche qui semble à retenir pour restituer cette construction. Du côté nord, des traces de fermeture d’une porte massive avaient déjà été observées. Des traces plus tenues d’une autre porte côté sud sont probables.
Lors de cette opération, l’assiette même de la voie a fait l’objet d’un nouveau nettoyage et d’un relevé précis des traces d’ornières. Elles montrent clairement un passage pour des charrois ne pouvant se faire que dans un sens à la fois. De part et d’autre de la Porte, quelques traces de passage de la voie, notamment de son engravure dans le flanc rocheux, ont été rapidement dégagées. Ces endroits montrent à nouveau le recours à un tracé sinueux pour contourner les obstacles où les atténuer. Le chantier suivant appelé Rom III se trouve en aval, environ à 100 m de la Porte des Cluses. L'objectif était d’étudier un passage complexe de la voie, plutôt bien conservé et comprenant une réfection. On pouvait observer avant les sondages que la voie avait été aménagée en corniche au-dessus de la rivière puis dans un second temps en tranchée.

Site du Camp de la Pedra

(Palau-del-Vidre) : dans les années 1980, le site avait livré un morceau probable de milliaire constantinien et un fragment de mausolée. Ce site de villa est en bordure de la voie, sur un tronçon au sud du Tech.

Cette dernière opération du projet Enllaç se situe dans la plaine du Roussillon, sur un tracé supposé de la via Domitia. Ce dernier suit le cours sud du Tech et passe à hauteur de Villeclare pour rejoindre un passage du Tech au niveau de la chapelle Sainte Eugénie de Tresmals. Le site du Camp de la Pedra est connu pour être une riche exploitation rurale entre le Ier siècle de notre ère et la fin du IVe. Beaucoup de mobilier varié a été recueilli à la suite des différents défonçages pratiqués ces 30 dernières années.

Les vestiges mis au jour en 2012 concernent uniquement des traces d’habitat et de structuration de l’espace proche. Les vestiges de l’habitat du Camp de la Pedra proprement dits sont plus tangibles : bases de murs liés à la chaux, fosses multiples, foyers, niveaux de sol encore en place et les restes bien conservés d’un bassin construit. Ils montrent un enchevêtrement complexe caractérisant plusieurs phases de construction durant les 4 siècles de vie de ce site, seulement effleuré dans le cadre de cette opération. Parmi les faits important, signalons que le bassin est construit en creusant le sous-sol et recoupe à cette occasion une fosse riche en mobilier du IIe siècle de notre ère, voire tout début IIIe. Il y a par conséquent une restructuration au moins partielle des activités de ce domaine qui se situe au plus tôt au IIIe siècle.

  • Negabous (Perpignan/ Saint-Estève) 2008

Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales a financé en 2008 des études archéologiques préalablement à la construction de la future rocade ouest de Perpignan (RD 900). Ces fouilles confiées à l'INRAP sous la direction d' Assumpcio Toledo i Mur, ont permis la mise au jour de deux nécropoles au lieu-dit Negabous, à Perpignan. Les premières observations menées sur le terrain ont montré que le site a été occupé de l'âge du Bronze au Premier âge du Fer (IXe-VIe s. avant J.C.) avant d'être à nouveau utilisé durant l'époque romaine.

 

Les fouilles du PAD (en cours d'actualisation)

  • La tombe de l'Horto (Caramany) 2011

 

  •   L' église Saint-André (Baillestavy) 2011

 

  •  La Cour d'Honneur du Palais des Rois de Majorque (Perpignan) 2010

 

  •  L'église Sant Julia de Vallventosa (Corbère) 2008


Après avoir restauré l'église Sant Pere del Bosc, édifice roman situé sur le territoire de Corbère, l'Association du Patrimoine des Deux Corbères s'est portée acquéreur à la fin des années 1990 des ruines de l'église Sant Julia de Vallventosa, nommées sur le cadastre « cortal d'en Brazet ».
Depuis cette date, l’Association du Patrimoine des Deux Corbères, présidée par Mme Pierrette Puigbert, a entrepris le dégagement puis la restauration de cette église.

L’église Sant Julia est mentionnée pour la première fois dans les textes anciens en 945. Possession de l’abbaye Saint-Michel de Cuxà, elle possède le statut d’église paroissiale et a probablement cristallisé autour d’elle un cimetière et un habitat. Les documents médiévaux concernant ce site sont ensuite assez rares mais un document daté de 1395 ne la mentionne plus que comme simple chapelle rurale. A cette date, elle a perdu son statut d’église paroissiale et l’embryon de village qui s’est peut-être formé à ses abords a probablement été abandonné au profit d’un regroupement autour du château de Corbère.

On en parle dans

Article extrait de l'Accent Catalan n°60
Les secrets du palais mis à jour !

Contact :

Pôle Archéologique
74, av Paul Alduy
BP 948 - 66020 Perpignan cedex
Tel : 04 68 85 84 26/24
Fax : 04 68 85 32 75
Email : archeologie@cd66.fr

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